Josiane Lahlou estime qu’on a donné trop d’importance à la civilisation romaine sans l’étudier réellement. « C’est une civilisation de conquérants. Une conquête avilissante. On a valorisé un peuple de guerriers qui n’a pas beaucoup apporté sur le plan civilisationnel », nous dit-elle, lors d’une rencontre au dernier Salon international du livre d’Alger.
Il faut d’abord situer les faits dans leur contexte historique marqué par la colonisation française à partir de 1830.
C’était la fin de la présence musulmane qui aura duré près de sept siècles durant lesquels ce beau pays du Bassin méditerranéen a vu bâtir sur ses terres l’une des plus belles civilisations dans le monde et dont on peur voir, jusqu’à maintenant, les vestiges à la gloire de l’Islam.
Revenons à la guerre d’Algérie et surtout à la bataille d’Alger. Vous n’avez pas tout dit dans votre livre Services spéciaux ?
- Peut-être bien.
A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l’Irgun (dirigé par Menachem Begin) et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens.
Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l’Etat Juif ;
En tout, 100 hommes, femmes, et enfants ont été systématiquement assassinés.
C’est avant même la fin de la guerre de Palestine en 1949, que se créent les premiers camps de réfugiés au Liban* : certains dans le sud du pays, d’autres dans la banlieue de Beyrouth. Sabra et Chatila sont parmi ces derniers. Soumis à un contrôle tatillon de l’armée libanaise, se voyant interdire toute activité politique ou sociale, les Palestiniens des camps ne conquièrent leur autonomie qu’à la fin des années 1960, avec la montée en force des fedayin. Au début des années 1980, on estimait à 25 000 le nombre d’habitants de Chatila, à 12 000 celui de Sabra.
A British forensic expert who has gained access to the West Bank city of Jenin says evidence points to a massacre by Israeli forces.
Nul ne se doutait que le soleil de l’Islam qui s’était levé sur l’Espagne se coucherait un jour, que les appels à la prière lancés du haut des minarets seraient remplacés par le son des clochers, que le droit musulman et la tradition du Prophète cesseraient d’être enseignés, que cette terre qui diffusait dans le monde entier la prose et le vers arabes se soustrairait à l’arabité. Mais tel fut le destin.
Insidieusement, tel le sable poudreux et sournois charrié par un puissant simoun, l’idée que c’est le FLN qui a chassé les Européens d’Algérie s’est insinuée partout, et s’est installée à perpétuelle demeure dans les esprits, portée par des ouvrages souvent présumés « sérieux », écrits par des historiens putatifs, « crédibles », pour ne pas dire « auteurs impartiaux », qui ont, jusqu’ici, abordé la question, s’il en est d’« absolument objectifs » et de « totalement désintéressés ».