(De Delhi) Selon les autorités indiennes, 3 429 personnes ont disparu en vingt ans au Cachemire indien, théâtre d’un conflit entre l’armée et les séparatistes depuis 1989.
L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), a dénoncé, dans un rapport publié ce mercredi 21 octobre, les arrestations arbitraires dont ont fait l’objet les Ouïgours à la suite des émeutes interethniques de juillet dernier.
Zarema Sadoulaïeva, dirigeante d’une ONG russe basée en Tchétchénie, et son mari ont été retrouvés mort mardi 11 août au matin. Ils avaient été enlevés lundi à Grozny.
Prompts à s’enflammer pour des caricatures du Prophète ou des actions menées par les Israéliens, les musulmans sont restés étrangement silencieux alors que Pékin s’en prenait violemment aux Ouïgours, également musulmans. Un éditorialiste qatarien appelle à plus de solidarité.
Depuis le 5 juillet, les Ouïgours, jusque-là discrets, ont subitement surgi dans l’actualité. Il a fallu attendre que des événements graves se passent pour daigner prêter attention à leur sort. Mais qui sont-ils ? Où vivent-ils ? Zoom sur un des peuples de Chine et un territoire qui n’ont pas toujours été chinois dans la longue durée historique.
Infatigable militante des droits de l’homme, Natalia Estemirova a été retrouvée morte mercredi 15 juillet en Ingouchie, dans le Caucase russe, quelques heures après l’annonce de son enlèvement à Grozny. L’organisation Memorial, pour qui elle collaborait, accuse le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, d’être responsable de cet assassinat. Natalia Estemirova dénonçait depuis plusieurs années les exactions commises par le régime tchétchène.
Dans les années 50, l’installation de Hans a entraîné des révoltes locales puis, en 1962, une forte répression a produit un exode de plusieurs dizaines de milliers de Ouïgours() vers le Kazakhstan et d’autres républiques soviétiques. La diaspora ouïgoure dans ces républiques devenues indépendantes en 1991 compterait aujourd’hui entre 500000 et un million de personnes et son activisme nationaliste n’est pas sans inquiéter Pékin.
S’insurgeant contre les récents affrontements meurtriers qui ont mis le feu aux poudres dans la province du Xinjiang, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, condamne une « sorte de génocide » prenant pour cible une communauté devenue minorité sous le joug de l’impérialisme chinois : les musulmans turcophones, les Ouïgours.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté samedi l’administration chinoise à mettre un terme à "l’assimilation" des Ouïgours turcophones et musulmans, exprimant une nouvelle fois la solidarité de la Turquie après les troubles dans le Xinjiang.
Conspué dans la presse officielle chinoise, le nom de Rebiya Kadeer, qu’on vous chuchote loin des oreilles indiscrètes, à Urumqi, où dans les autres villes du Xinjiang, inspire le respect et souvent l’espoir, pour autant que votre interlocuteur ne soit pas un officiel. Et ce rôle qu’on lui prête dans les dernières manifestations d’Urumqi ? Difficile à dire. Sa famille y est sous très étroite surveillance et deux de ses fils purgent de longues peines de prison en représailles à son militantisme.