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Le président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, s’explique sur les islamistes, les femmes et la laïcité.
Non, Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, ne fera sans doute pas de déclaration sur l’inégalité entre les civilisations. Il ne faudrait donc pas lui faire de procès d’intention. Il faudrait se garder de toute caricature.
Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la faim depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.
Tina. Ce qui peut évoquer un joli prénom recouvre un sens hideux pour les classes populaires et les classes moyennes en Europe. Tina est l’acronyme de « There is no alternative » (il n’y a pas de solution alternative), formule rendue célèbre par Margaret Thatcher. La formule incarne la soumission totale des politiques aux « lois » des marchés. Tina est aussi l’abréviation d’une emprise intellectuelle sans partage qui tend à discréditer toutes idées ou politiques alternatives à celles des marchés désencadrés.
Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk, se déclare mercredi « écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes », se référant à la grève de la faim engagée par des centaines de détenus palestiniens.
Ultime recours pour faire éclater au grand jour l’arbitraire de leur détention, la grève de la faim est l’arme des sans armes poussés au désespoir, en l’occurrence celle des prisonniers palestiniens qui ont cessé de s’alimenter depuis deux semaines. Lundi, ils étaient 2 000 sur près de 4 700 détenus à l’observer, animés d’une détermination inébranlable.
Quand elle ne laisse pas sans voix, l’hémorragie des profanations des carrés musulmans sur le territoire national plonge dans une consternation qui condamne.
L’odeur de la défaite flotte sur la Sarkozie. Il faudrait un miracle pour sauver le « président des riches », celui dont le quinquennat a signifié plus de privilèges pour les privilégiés, plus de fardeau pour les plus faibles. Et il faut l’incroyable culot du président sortant pour faire écrire sur un tract électoral intitulé « Cinq raisons de voter pour Nicolas Sarkozy » : « Je ne veux pas d’une société où les élites confisquent le pouvoir. »